Arts visuels

La sélection de septembre 2020

A partir des années 1980, les clip-vidéos sont conçus comme des œuvres cinématographiques à part entière. Dès lors, l’univers d’un artiste n’est plus seulement musical mais visuel. ZAD décrypte pour vous ce patrimoine musical et scénographique inspirant !

#1 Pomme – Grandiose

Pomme nous régale avec son titre Grandiose ! Un bijou d’animation réalisé par le l’artiste Ambivalently Yours qui prône l’acceptation des émotions contraires, le potentiel d’empathie et de résistance politique. Une collaboration toute trouvée pour la chanteuse qui aborde dans cette chanson le thème de la maternité et de la question PMA. Un désir et un questionnement personnel dont la résonnance avec l’actualité lui confère un caractère assurément militant.

#2 Tones and I – Dance Monkey

Dépassées par le rapide succès de la chanson, les équipes du réalisateur #NickKozakis ont dû tourner la vidéo en un jour ! Une seule contrainte imposée par l’artiste ? Que son corps féminin ne soit pas exploité ! C’est donc en vieil homme jouant au golf avec ses amis qu’on la retrouve, libérée des pressions que toute la société peut faire peser ! Une pression qu’elle a longtemps connue lorsqu’elle jouait dans les rues de Melbourne. Un rôle dans lequel elle s’est souvent sentie comme un singe de cirque que l’on veut voir danser, encore et toujours.

#3 Mylène Farmer – Pourvu qu’elles soient douces

Août 1988, Laurent Boutonnat filme Mylène Farmer et près de 600 figurants de l’armée française dans la forêt de Rambouillet. La vidéo est LE clip de tous les records : 3 millions de francs, 50 techniciens, 18mn au montage et un défi de taille, celui de trouver des costumes d’époque ! Car 1988 est l’année du bicentenaire de la révolution française et les films sur ce thème fleurissent !

 Réalisé comme la suite de Libertine, le clip met en scène Mylène Farmer pendant la guerre de 7 ans. Il illustre le double sens des paroles de la chanson, écrite comme une revanche sur les hommes, les tabous et l’enfance.

#4 Blinding Lights – The Weeknd

Tube phare de l’année 2020, Blinding Lights est une œuvre cinématographique à part entière ! Filmée à Vegas par Anton Tammi, l’histoire commence par la fin : The Weeknd apparaît dans un costume rouge, le visage ensanglanté. La suite n’est qu’un immense flash back dans son voyage psychédélique, un voyage qui retrace les étapes qui l’ont conduit à sa perte. A mi-chemin entre l’esthétique des années 1980, Sin City et le dernier Joker, la vidéo fait partie d’une série de courts-métrages interconnectés, le second après « Heartless ». La suite au prochain épisode dans #1clip1deco

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