Arts visuels

L’ouverture de la première boutique Poolday à Paris : une décoration à la hauteur des enjeux !

Cette jeune marque de maillots de bain a lancé début mai sa toute première boutique à Paris. Installée dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, la décoration s’est rapidement imposée comme un enjeu majeur du projet ! La créatrice Julia Desvignes revient pour ZAD sur cette aventure et délivre ses précieux conseils.

ZAD : Pour ceux qui ne connaîtraient pas, est-ce que tu peux nous présenter Poolday ?

Julia Desvignes : Poolday c’est une toute jeune marque qu’on a créée avec Charlotte Brunel et Gaëlle Ibrahim. On s’est rencontrées en internat et on a voulu fabriquer des maillots de bain en utilisant nos trois morphologies qui sont différentes. On a fait beaucoup d’essais, on a utilisé nos propres tailles de poitrines, nos propres tailles de fesses pour que ça puisse aller au plus de femmes possible. On utilise des matières qui sont particulièrement gainantes, qui nous font nous sentir bien. On voulait des formes qui ne soient pas trop échancrées mais des coupes qui soient quand même avantageuses. Le tissu est fabriqué en France, de très bonne qualité, bien épais, bien gainant. L’idée c’est vraiment d’être bien dans sa peau !

Quand as-tu décidé d’ouvrir une boutique ?

On a commencé à vendre à partir de juin l’année dernière. Puis on a ouvert deux pop-up stores qui ont super bien marché dans le Marais à Paris. Après ça on a continué à vendre sur internet avant de rouvrir un pop-up à Noël à Saint-Germain. On n’avait pas forcément prévu d’ouvrir notre première boutique cette année mais au vu de la réussite des pop-up, on s’est dit que d’avoir un point de vente fixe ce serait super pour la visibilité de la marque. Ça rassure les clients, car ils peuvent venir en boutique se faire conseiller, essayer et échanger.

Pourquoi à Saint-Germain des Prés ?

Lorsqu’on a tenu notre pop-up store, les gens nous ont super bien accueillies, tout le monde a aimé les maillots, on s’y est senties bien. Le quartier est touristique, la marque internationale. On a choisi volontairement ce nom qui parle à tout le monde. Dans le monde entier on peut comprendre l’esprit de la marque : « Poolday » c’est assez cool, assez branché, assez jeune comme Saint-Germain et c’est aussi international. On veut que ça puisse plaire aux femmes du monde entier. Être implanté ici, dans ce quartier élégant et jeune, central dans Paris, était pour nous l’endroit idéal. En plus dans la rue Dauphine il y a beaucoup de galeries d’art donc niveau déco c’est trop cool d’être ici. On n’est pas seulement dans un quartier commerçant avec des boutiques. Les gens viennent ici se balader, l’ambiance est reposante, l’acte d’achat est plus agréable.

En quoi la décoration est-elle importante pour ce projet ?

La boutique doit refléter notre image de marque donc la déco est très importante. Chez Poolday on réalise des maillots avec des coupes un peu rétro, sobres, épurées, agréables et confortables. On voulait que la boutique soit comme la marque : qu’on puisse y rester une heure, prendre son temps… bref, qu’on s’y sente bien !

Quelles ont été tes inspirations ?

Pour la déco on a fait un mélange de meubles modernes et d’éléments vintages, des pièces uniques qui ont une âme et qui représentent bien la marque. Par exemple le canapé orange est un canapé italien des années 60. Il donne un côté vivant à la boutique.

On a trouvé des portants en inox qui rappellent un peu l’univers de la piscine qui sont très épurés. Pareil avec la mosaïque sur le comptoir qui vient rappeler cet univers. On l’a choisie de couleur pêche car c’est une couleur qu’on aime beaucoup et qu’on utilise aussi sur nos filtres Instagram. L’éclairage est doux. Pour finir, on a voulu ajouter une touche de couleur avec les fleurs et de la végétation ; ça permet de donner de l’éclat à l’ensemble !

Comment as-tu procédé ?

On a d’abord cherché les inspirations sur Pinterest. On a énormément regardé de comptes de décoration, d’art, d’illustrations, etc. On s’est pas mal inspiré aussi de la décoration d’hôtel. On était également beaucoup sur Selency pour voir le genre de meuble qu’on pourrait trouver.  

Pour les éléments plus professionnels comme les portants, les commodes etc., on ne voulait pas que ce soit trop industriel que ça fasse trop « boutique », on voulait des choses plus élaborées. Par exemple on n’arrivait pas à trouver un portant qui nous plaise qui soit original : on a donc commandé un portant en cercle noir, qu’on a repeint dans un blanc rosé (un blanc rosé que l’on retrouve dans la boutique) ! Les cintres on les a fait venir d’Angleterre parce qu’on n’arrivait pas à trouver des cintres jolis sur lesquels on puisse voir les maillots tendus.

On a eu du temps pendant le confinement pour trouver ce qu’on voulait mais c’était surtout beaucoup de débrouille entre internet (beaucoup beaucoup de temps sur Google !) à essayer de trouver les meilleures choses possibles sur des sites comme Conforama, Point P…. On est passé partout ! Pour chaque élément c’était un nouveau travail à chaque fois !

Des conseils déco à donner pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’ouverture d’une boutique ?

Avant de se lancer, il faut faire une bonne analyse de la marque : à qui elle s’adresse ? à qui elle va plaire ? Dans notre cas, nos maillots s’adressent à toutes les générations donc on a volontairement souhaité une ambiance qui ne soit pas trop marquée. On a mis en place un code couleur et on a imaginé des éléments qui nous identifient à l’intérieur-même de la boutique. Ça paraît tout bête mais c’est un détail qui est important : le fait de retrouver la marque à plusieurs endroits stratégiques dans la boutique permet aux clients de se sentir chez la marque et pas dans une boutique qui vendrait des maillots. Au niveau de l’ambiance on peut aussi mettre du parfum pour que ça sente bon. Enfin, pour dénicher des pièces uniques je recommande vraiment Selency, il y a beaucoup d’éléments différents et inspirants et c’est ce type de pièce qui ressort dans une boutique. Si on a beaucoup d’éléments mais qui ne sont pas liés, on va avoir du mal à mettre en avant une ambiance. A l’inverse, si on a un bel objet et que c’est sobre autour, l’objet va prendre beaucoup plus d’ampleur !

Une boutique, une déco, des maillots et une équipe à découvrir 

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39 rue Dauphine 75006, Paris

Clémence Drack

ZAD

Magazine culturel engagé, ZAD est un webmedia indépendant soucieux de partager des contenus réflexifs sur les arts visuels et le spectacle vivant.

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